
Note : Ce site a été développé en conformité avec les normes internationales du W3C. Cela permet notamment de garantir sa compatibilité avec toutes les versions de logiciels standardisés actuels ou à venir, notamment les logiciels d'aide pour les personnes ayant des déficiences. Si vous voyez ce message, cela signifie que votre logiciel ne respecte pas ces normes. Nous vous invitons à vous doter d'un logiciel les supportant.
Avec un taux de réussite de sept prédictions confirmées sur neuf, il ne sera pas nécessaire de sacrifier une chèvre pour connaître celles de l'année 2003
En cette veille de la Saint-Sylvestre, l'équipe de veilleurs stratégiques de VDL2 a rédigé son bilan de fin d'année, à la suite des prédictions faites en janvier dernier. Avec un taux de réussite de sept prédictions confirmées sur neuf, il semble qu'il ne sera pas nécessaire de sacrifier une chèvre pour connaître celles de l'année 2003.
À chaque début d'année, dans ce qui est maintenant devenu une tradition bien établie, l'équipe de veilleurs -- composée d'Alain Bidjerano, Gilles Dauphin, Dominic Fortier, Yves Lapierre et Philippe Le Roux -- s'amuse à jouer les prophètes de malheur et à rendre publiques -- sur le site Internet de la firme VDL2 ainsi que dans les pages du noble opuscule que vous lisez en ce moment -- les tendances de la nouvelle année. Inutile donc de dire que, la semaine prochaine, nous examinerons les tendances pour l'année 2003. Mais pourquoi ne pas jeter un coup d'oeil sur celles prononcées au début de l'année qui se termine, histoire de donner une note de passage à ces prophéties des technologies de l'information.
Adios la convergence et les réseaux de musique payants
Pas besoin d'être un devin pour conclure à l'échec de la convergence, à moins de s'appeler PKP. Plusieurs en ont fait les frais, à commencer par Jean Monty et sa «retraite» à la John Roth. De dire l'équipe de veille, « cette tendance s'est confirmée tout au long de l'année, et ce, de façon spectaculaire. Cela a commencé par la chute vertigineuse de la valeur de tous les groupes concernés de près ou de loin par la convergence, tandis que les médias restés à distance ont vu, comme Transcontinental, leur valeur progresser. Cela s'est continué par la mise à la porte de la plupart des capitaines de cette convergence, Jean-Marie Messier [Vivendi Universal], Thomas Middelhoff [Bertelsmann AG], Gerald Levin [AOL Time Warner] et Jean Monty [BCE] sont parmi les démis de cet échec. Du côté de Quebecor, même si Pierre-Karl Péladeau est encore en poste, la CDP s'est débarrassée de tous les dirigeants associés de près ou de loin à cette convergence, notamment MM. Scraire et Bélanger. Enfin, plusieurs de ces groupes ont commencé à "déconverger", comme Vivendi Universal qui, en un an, a vendu ses participations dans la télé par satellite aux États-Unis, avec Echostar, et en Italie, avec Telepiu. »
De même, tel que prédit par nos veilleurs, les réseaux de musique payants ont essuyé un cuisant échec en 2002. Même si 40 % des internautes continuent allègrement à télécharger de la musique sur Internet, à peine le dixième dit avoir déboursé argent sonnant et trébuchant pour acquérir celle-ci. Et la fermeture de réseaux comme Napster et AudioGalaxy n'a ralenti en rien cette tendance, les Kazaa, LimeWire, Morpheus et autres compagnies ayant pris la relève. « Non seulement, les services de musique en ligne ne percent pas, mais le disque sera le seul produit dont les ventes en ligne auront chuté cette année [-25 %], alors que dans les autres secteurs, la croissance moyenne est de 35 % ».
L'apparition d'applications pour Internet haute vitesse et la résurgence du Web communautaire
Nouvelle tendance dans le collimateur des médias traditionnels qui s'interrogent sur le rôle que prendront les carnets (blogues), ces journaux Web publiés quotidiennement, autant par des journalistes que par de parfaits inconnus. Nous nous permettons toutefois d'être en désaccord avec l'équipe de VDL2 qui semble « constater que le succès des sites personnels reste encore très marginal. Même les journaux Web ne semblent pas rencontrer un succès à la hauteur de leur qualité éditoriale et de leur diversité de points de vue ».
De même, un gros zéro pour cette prédiction annonçant la mise en ligne en 2002 de contenus réalisés pour Internet haute vitesse. « En dépit de l'avance prise par le Québec et le Canada dans la connexion haute vitesse, il semblerait que le contenu ne suive pas. À tel point que les rumeurs font part de taux de désabonnement préoccupants chez les principaux fournisseurs d'accès haute vitesse. Les quelques initiatives intéressantes comme duceppe.tv de Télé-Québec, la mise en ligne des archives de Radio-Canada ou des premières comme la diffusion en direct du long-métrage Home sur Internet lors du dernier FFM, restent marginales et ponctuelles. Il semblerait qu'il faille attendre que les Américains et les Européens se mettent aussi à la haute vitesse pour que l'on s'abreuve de leurs contenus. »
Microsoft et les réseaux domestiques
Avec 72 alertes de sécurité au cours de la seule année 2002, un certain ras-le-bol s'empare des utilisateurs institutionnels à l'égard du géant Microsoft. Et ces alertes ne sont que la suite de nombreuses autres alertes de sécurité émises en 2001. Il ne fallait pas être un « auspice » pour deviner que ces problèmes récurrents commenceraient à déstabiliser Microsoft au cours de l'année 2002, une prédiction, faut-il le dire, plutôt facile. Le cri de ralliement lancé au cours de l'année par Bill Gates, « la sécurité avant tout », est la preuve que le géant de Redmond semble atteint par la « décision de 25 pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique latine de favoriser l'utilisation des logiciels à code libre pour se défaire du lien de dépendance à Microsoft et à ses failles de sécurité ».
Mais, malgré la forte progression de Linux dans le segment du serveur d'entreprises -- un domaine traditionnellement réservé à Windows NT et ses dérivés -- « la force du monopole reste prépondérante et permet au géant de rester solide et de continuer à accumuler un taux de profit impressionnant de 85 % sur son système d'opération qui finance très largement les pertes accumulées par toutes les autres divisions en dehors d'Office ».
Toutefois, une tendance qui tend à se concrétiser beaucoup plus rapidement que ne l'avait prédit l'équipe de VDL2, demeure l'enjeu du réseau domestique. Même «Microsoft vient de se lancer dans le réseau à domicile, comprenant qu'il s'agit non seulement d'un marché porteur, mais aussi d'une technologie stratégique pour prendre le contrôle de l'environnement de divertissement et d'information du foyer». Toutefois, qu'il nous soit permis de signaler à l'équipe de VDL2 l'échec du lancement de la plateforme Media PC, une variation du système d'exploitation Windows XP justement destiné au marché domestique. Comme quoi, tout ne réussit pas à l'Oncle Bill, loin de là.
Apparition d'un modèle d'affaires propre à Internet
Un note parfaite pour les trois dernières prédictions, à savoir l'apparition d'un modèle d'affaires propre à Internet, la démocratisation du commerce électronique et la révolution du P2P.
Selon l'équipe de VDL2, « le P2P que l'on appelle aussi le Peer Computing dépasse maintenant le simple piratage de chansons et de films. Une majorité de grands noms de l'informatique investissent des sommes importantes dans le développement d'applications reposant sur les deux dimensions du P2P, à savoir le partage de contenu (file sharing) et la mise en commun de puissance (grid computing) ».
Un exemple d'application différente de celles des traditionnels réseaux d'échange de musique est CloudMark, créé par un de ces pionniers de Napster, un nouveau type de progiciel antipourriel (antispam) basé sur le P2P.
De même, en cette période du temps des Fêtes où le magasinage est roi, le commerce électronique a réussi, après quelques essais infructueux, à convaincre les Américains de changer leurs habitudes de consommation. Ceux-ci ont été plus nombreux à faire leurs achats de Noël par Internet que par catalogue. Et il semble que cette tendance se maintiendra avec le taux de croissance qu'elle connaît actuellement, c'est-à-dire 50 %.
Toutefois, c'est le succès de cette tendance annoncée par VDL2 en janvier 2002 -- l'apparition d'un modèle d'affaires propre à Internet -- qui nous réjouit le plus en cette fin d'année.
Des nouveaux services à valeur ajoutée
De conclure les prophètes de VDL2, « beaucoup d'entreprises Internet ont atteint la rentabilité cette année. La meilleure illustration de cette tendance se trouve dans la résurrection économique de Yahoo. Il y a quelques années, 90 % des revenus du célèbre portail provenaient de la publicité. Avec l'effondrement de la bulle spéculative et du coût des bannières, Yahoo a perdu 35 % de son chiffre d'affaires en 2001. Yahoo vend toujours de la publicité, mais une part grandissante de ses revenus, soit plus de 40 % aujourd'hui, provient de services à valeur ajoutée: services de recherche d'emploi, petites annonces, hébergement de sites pour les webmestres, le téléchargement de musique, messageries électroniques et rencontres ».Cette approche commence à être développée par un nombre important de sites. Au Québec, on peut penser à Branchez-Vous, RDS, Le Devoir et à plusieurs autres. Ceux-ci ont commencé à offrir de tels services à valeur ajoutée à leurs services gratuits.
« Elle a pour résultat qu'aujourd'hui, un internaute sur dix paie pour de tels services, engendrant ainsi un chiffre d'affaires de près d'un milliard de dollars pour les neuf premiers mois de l'année. Mais comme prévue, la rentabilité ne s'est pas faite que là-dessus, elle a bénéficié de la croissance maintenue des recettes publicitaires Internet et de la rationalisation des frais d'opération, notamment par l'entremise de nombreuses coupures d'emplois ».