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Tout ce qui brille n'est pas or : idem pour la convergence
La stratégie de la convergence s'est révélée être un échec monumental. Est-ce que la chose était inévitable ?
«Tous les groupes qui ont joué ce jeu se sont peinturés dans le coin, estime Philippe Le Roux, PDG de VDL2, une firme qui fait de la veille stratégique en nouvelle économie. La stratégie de convergence navigue tout à fait à contre-courant. Pendant que l'économie se mondialise, que tombent les frontières et les entraves au commerce et aux communications, la convergence crée des groupes qui veulent se suffire à eux-mêmes.»
L'erreur fondamentale de tous ceux qui, au nom de la convergence, ont lancé leurs entreprises dans la frénésie des fusions et acquisitions aura donc été d'abandonner la proie pour l'ombre. Car si elle ne justifiait pas cette boulimie d'intégration verticale, la convergence n'en est pas moins réelle. « Dans sa première acception, explique Philippe Le Roux, le terme « convergence » s'appliquait au rapprochement des technologies de communication : télévision, Internet, sans-fil, etc. Ce phénomène a servi de prétexte aux grands groupes industriels avides de croissance rapide, qui l'ont transformé en stratégie.»
«On aura un an ou deux de remises en question, estime Philippe Le Roux, PDG de VDL2 et analyste d'Internet. Les grands groupes vont se repositionner et sans doute se défaire de leurs acquisitions des dernières années.»