
Note : Ce site a été développé en conformité avec les normes internationales du W3C. Cela permet notamment de garantir sa compatibilité avec toutes les versions de logiciels standardisés actuels ou à venir, notamment les logiciels d'aide pour les personnes ayant des déficiences. Si vous voyez ce message, cela signifie que votre logiciel ne respecte pas ces normes. Nous vous invitons à vous doter d'un logiciel les supportant.
Est-ce que le B2C arrivera à prendre son envol?
Depuis le début de l'année 2000, on assiste à nombre de fermetures et de congédiements dans l'industrie Internet. Est-ce à dire qu'Internet n'a pas d'avenir ou que le commerce électronique de détail (CED ou B2C, Business to Consumers) appartient au passé?
« Le problème des .com n'en est pas un de revenus, mais de dépenses, surenchérit Philippe Le Roux, président de VDL2, une boîte spécialisée en stratégie Internet. Le commerce électronique de détail est un marché naissant qui prendra sûrement des propositions plus importantes en se développant. Malheureusement, les gens y ont injecté des fortunes et mis au point des stratégies comme s'il avait déjà pris des proportions monstres. On a investi hier à l'échelle des profits de demain. Résultat: on se retrouve dans un "entre-deux" très douloureux. »
L'avenir est dans la modestie Avec le recul, pouvons-nous dire quels types de projets ont plus de chances de réussir? « On peut vendre à peu près tout sur Internet, mais pas n'importe comment, dit Philippe Le Roux. Le commerce électronique a donc du potentiel dans tous les secteurs. C'est la gestion et l'innovation des projets qui font toute la différence. » De plus, Internet est un environnement encore trop fluide pour y engloutir des sommes faramineuses au démarrage. Chaque 12 mois, il faut y réinjecter de l'argent pour suivre l'évolution technologique ou riposter à la concurrence. En d'autres mots, si nous ne sommes pas capables de rentabiliser un projet en un an, on ne le sera jamais car après ce laps de temps, il faut réinvestir de nouveau.
C'est pourquoi les meilleurs projets de CED sont souvent les plus modestes, ceux où l'on a limité les dépenses. « Tant qu'on va continuer, comme la Société des alcools du Québec ou Archambault, à dépenser 3 millions de dollars pour mettre au point un site dédié au marché québécois, les .com seront vouées à l'échec », lance Philippe Le Roux.