Revue de presse

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Est-ce que le commerce électronique est nécessairement synonyme de bonnes affaires?

Le commerce électronique est au cœur de plusieurs débats. Suffit-il d'y investir pour être assuré d'y réaliser des profits? Comment éviter d'y faire des pertes? Les règles élémentaires de la conduite des affaires sont toujours d'actualité, même et surtout en commerce électronique.

Le commerce électronique est-il rentable?

La Presse
Liette D'Amours
Technologies, mardi 19 septembre 2000, p. D5

« Nous passons en ce moment de la période des illusions, où tout le monde pense qu'il suffit d'avoir un site Web pour faire fortune, à une période beaucoup plus pragmatique, lance d'entrée de jeu Philippe Le Roux, président de VDL2, une boîte montréalaise spécialisée en conseils stratégiques Internet. »

« C'est pourquoi il y a tant d'informations contradictoires. Un jour, une étude annonce que le commerce électronique révolutionne l'économie; le lendemain, une autre prétend qu'il a du plomb dans l'aile. » De quoi tourmenter les dirigeants de PME, qui se demandent s'ils feront le saut ou non.

« Nous avons également appris qu'une entreprise a beau être un leader en commerce traditionnel, il ne suffit pas de mettre son catalogue sur Internet pour avoir du succès, poursuit Philippe Le Roux. Il faut d'abord qu'elle identifie un créneau de marché, ce que malheureusement très peu font. Elle doit ensuite être capable de se positionner pour l'exploiter et l'occuper pleinement. Finalement, la société doit aussi offrir une valeur ajoutée afin d'utiliser Internet pour rejoindre une clientèle qu'elle ne réussit pas à attirer par des moyens traditionnels. »

« Les sociétés qui perdent de l'argent ont des questions à se poser, dit Philippe Le Roux. Règle générale, la non-rentabilité d'un site de commerce électronique est due au fait qu'on a mal pensé le projet ou qu'on y investit trop. Internet est en plein développement. Ça ne sert donc à rien d'injecter de grosses sommes à long terme dans un environnement qui change continuellement. C'est le plus important constat que l'on fait en ce moment : les entreprises dépensent énormément et mettent de côté l'aspect revenu. »

 

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