
Note : Ce site a été développé en conformité avec les normes internationales du W3C. Cela permet notamment de garantir sa compatibilité avec toutes les versions de logiciels standardisés actuels ou à venir, notamment les logiciels d'aide pour les personnes ayant des déficiences. Si vous voyez ce message, cela signifie que votre logiciel ne respecte pas ces normes. Nous vous invitons à vous doter d'un logiciel les supportant.
Pendant que se confirmera l'échec du WAP et que l'UMTS (cellulaire de troisième génération) sera affecté par le fossé qui sépare les possibilités technologiques des intérêts des consommateurs, c'est autour des PDA (Palm, Handspring, Windows CE) et des micro-ordinateurs portables que se développera la demande de connexion internet sans fil. Cette approche sera particulièrement importante en Amérique du Nord, où le cellulaire est moins développé qu'en Europe et qu'en Asie, et où l'utilisation d'Internet est de plus en plus importante dans les activités professionnelles.
Plus personne, y compris chez Nokia et Ericsson, ne doute maintenant de l'échec du WAP. De son coté D'un autre côté, plus on avance dans le temps, plus le 3G (téléphone de troisième génération supportant la connexion internet haute vitesse) semble s'éloigner. Par contre, plusieurs études comme celles de Cahners In-Stat Group ou de Telephia confirment que c'est sur leur PDA ou leur PC que les utilisateurs veulent naviguer sans-fil. C'est ce qui a d'ailleurs conduit la plupart des FAI du sans-fil à la faillite. Les promoteurs devront comprendre que les gens veulent libérer leurs outils actuels des fils et non pas porter des fonctions sur des outils inadaptés comme le téléphone. C'est d'ailleurs ce qui fait le succès rapide de la technologie 802.11b qui permet enfin de connecter les PC sans fil, sans doctorat en télécoms, ni budget démesuré.
Internet a été jusqu'ici considéré comme un média et traité comme tel par les agences de pub et les éditeurs, qui ont essayé, en vain, à peu près toutes les formes de publicité. Les limites de cette approche montrent qu'Internet est avant tout un réseau de communication interpersonnel beaucoup bien plus propice à du marketing personnalisé, voire direct (publicité par courriel, offres ciblées, etc.), qu'à de la publicité de masse (bandeaux, interstitiels et autres boutons).
Il n'y a qu'à voir le nombre de emails courriels à caractère promotionnel reçus quotidiennement par chacun de nous pour voir comprendre l'importance grandissante du marketing personnalisé sur Internet. D'ailleurs, chaque internaute a reçu en 2001 une moyenne hebdomadaire de 36 emails courriels opt-in, le double de l'année précédente. Certains réseaux publicitaires, comme 24/7 ou DoubleClick, semblent délaisser la publicité dans la newsletter électronique pour concentrer tous leurs efforts dans l'envoi de messages personnalisés à des internautes ciblés, tandis que l'Europe face à l'ampleur du phénomène essaie de renforcer sa législation antispam antipourriel tout en protégeant le potentiel du marketing personnalisé.
L'édition internet n'a d'inventive que la forme, son fond (modèle d'affaires) n'est n'étant bien souvent qu'une transposition du modèle des médias traditionnels (pub + abonnements). La période des budgets sans limites étant finie, il faut apprendre à faire beaucoup plus avec beaucoup moins (les technologies ne sont-elles pas censées favoriser cela?) et ne plus chercher à appliquer les modèles de revenus des médias de masse (voir prévision 2). Moralité : beaucoup de licenciements, une remise en cause des logiciels à coûts démesurés et, surtout, un nécessaire apprentissage du marketing personnalisé pour concevoir des produits à vendre aux « annonceurs ».
Il y a trois ans, l'avenir des sites de contenu reposait sur la publicité; il y a deux an,s leur avenir reposait sur le e-commerce; l'année dernière, ils n'avaient plus d'avenir ;-).
Aujourd'hui, comme nous l'avions prédit, nombre de sites testent de nouvelles formes de revenus. Ainsi plusieurs sites de quotidiens se sont lancés vers des formules non gratuites, que ce soit en faisant payer l'accès aux archives, comme Le Monde ou The New York Times, l'accès à une version plus complète, comme Le Devoir ou Les Échos, voir l'accès à un fac-similé électronique de l'édition papier, comme le Globe and Mail, Le Monde ou le NY Times. De leur côté, les sites plus indépendants ont commencé à offrir des services ou contenus à valeur ajoutée, comme Salon avec sa version premium sans pub, et des contenus exclusifs Yahoo avec la multiplication de ses services à valeur ajoutée payants. Aux États-Unis et en France, expériences et études du modèle payant se multiplient, tandis qu'au au Québec on en est encore à la case départ, si ce n'est RDS avec son club VIP ou MonCourrier.com dont la fermeture a fait couler beaucoup d'encre et pourrait réapparaître dans une version payante.
Alors qu'en combinant Internet et télévision les « télénautes » ont réalisé la convergence des contenus et profitent des synergies et des complémentarités des deux outils, les projets de tout faire passer dans une même boîte sont voués à l'échec. Que cette boîte soit un terminal de télévision interactive ou une console de jeux évoluée, les téléspectateurs-internautes-joueurs continueront de privilégier l'utilisation d'outils complémentaires (la télécommande, l'ordinateur et la console de jeux) adaptés à leurs différents usages. Cela signifie que les fonctionnalités interactives de services complémentaires à la télévision seront appréciées des téléspectateurs (guide de programmes interactifs, avertissement d'émission particulière, compléments d'informations sommaires, etc.), tandis que le PC restera privilégié pour la recherche d'information, le commerce électronique et, surtout, les communications interpersonnelles qui représentent une grande partie de l'utilisation d'Internet. Enfin, autant les joueurs intensifs seront heureux de se combattre depuis leur console à travers Internet, autant ils continueront de préférer l'ordinateur pour afficher leurs résultats sur les groupes de nouvelles pertinents.
L'absence d'évolution de ce dossier est probablement la confirmation de la tendance anticipée. En effet, la télé numérique repose principalement sur la sélection des canaux et les offres télévisuelles. Le service d'Internet sur la télé numérique de Vidéotron est voué à un échec certain et l'on ne sera pas surpris de ne pas avoir de chiffres avant longtemps ;-).
Du côté des consoles de jeux, il ressort que seul le jeu en réseau semble se développer tandis que les autres dimensions d'Internet ne semblent pas faire recette, malgré l'insistance mise là-dessus dans les nouvelles consoles.
Les empires convergents de type AOL-TW ou Vivendi-Universal vont rapidement se trouver confrontés faire face aux limites de leur approche. Premièrement D'une part, ils constateront que ce qui fait la force d'une entreprise dans les tuyaux peut devenir sa faiblesse dans les contenus, et ce, dans un monde où toutes les expériences de combinaison des deux dans une même entreprise ont été un échec, AOL étant la seule exception confirmant la règle. D'autre part, le phénomène des blocs va créer un isolationnisme fatal dans l'environnement de la nouvelle économie. Par exemple, l'impossibilité de créer des synergies entre certains projets d'un empire avec des projets complémentaires d'un autre nuira fortement aux deux et créera l'espace nécessaire pour qu'un non-empire prenne des parts de marché importantes.
Le seul bilan que l'on aura eu de la première année de l'empire de la convergence (AOLTW) aura été... la démission de son CEO, Gerald Levin! Alors que pour l'ensemble des « convergés » les résultats sont très nettement en dessous des attentes, ce n'est que l'année prochaine, lorsque la situation économique ne brouillera plus le paysage, que les bilans devront se faire. Ils risquent d'être sans pitié pour ceux qui ont trop largement misé sur cette mode dont le fondement n'a encore jamais été démontré.
Ne serait-ce que parce que toute l'industrie voit cela comme la technologie de l'avenir et que les entreprises ont tendance à suivre les consensus, il est clair que cette approche va s'implanter et révolutionner profondément le fonctionnement des entreprises, ainsi que l'industrie des services et des technologies. Par contre, l'importance des enjeux et des impacts, ajoutée à l'anarchie provoquée par la concurrence à outrance dans le secteur (absence de normes, multiplicité des modèles, etc.), vont ralentir le rythme d'implantation, ce qui aura des impacts sur le développement des pionniers.
Alors que le développement de l'approche .Net de Microsoft semble effectivement pousser les entreprises à regarder de près l'approche ASP, ces dernières ne se précipitent pas sur la mise en place de cette architecture technologique qui reste encore l'apanage des groupies de Microsoft. Les enjeux sécuritaires exacerbés depuis le 11-Septembre et les faiblesses répétées des technologies Microsoft, notamment de XP qui devait être la référence de sécurité, vont probablement ralentir encore plus le rythme d'adoption de ces technologies.
Cette tendance de la Lex Internet n'aura qu'un temps et sera suivie d'un reflux remettant en cause le fondement même de ces approches. Par exemple, la mise en place de taxes sur les supports numériques pour les sociétés d'auteur risque de se traduire par une remise en cause de ces sociétés par une partie importante des auteurs qu'elles sont censées protéger. De la même façon, certaines réglementations ayant des finalités totalement honorables vont engendrer des effets secondaires indésirables, qui vont probablement remettre en cause le réflexe de réglementer pour gérer les enjeux propres au réseau.
Rarement une prédiction aura eu autant de succès. On aura vu cette année pléthore de projets de loi, que ce soit en Europe avec la loi sur la protection des données et le spam, la directive du Parlement européen sur le droit d'auteur dans la société de l'information, tandis qu'en France ce ne sont pas moins de 10 codes, lois et règlements qui ont été promulgués autour d'Internet, notamment au niveau des droits des consommateurs, des travailleurs et de la vie privée. Aux États-Unis, l'activité judiciaire reliée à Internet se sera plutôt située au niveau de la mise en application avec les premiers procès faisant appel au Digital Millennium Copyright Act DMCA, la fameuse loi fourre-tout qu'ont tant décriée les internautes de la première heure et les défenseurs de la liberté d'expression. Fait à noter : les procès en question ne verront pas leurs sentences appliquées, car d'un côté Adobe a retiré sa plainte contre le jeune russe qu'elle accusait d'avoir piraté son logiciel, de l'autre celui qui interdisait les liens vers le DeCSS (le code qui permet de pirater les DVD) se heurte à la cour d'appel qui autorise la publication de ce code source et, enfin, les victoires judiciaires de la RIAA sur les Napster and co ne semblent pas changer grand-chose au problème de l'échange de musique par Internet qui grandit chaque jour. Tandis qu'il y a un an prenait effet la loi canadienne sur la vie privée C6, au Québec, la loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information met le Québec dans le peloton de tête dans ce domaine. Bien entendu, les abus législatifs lancés cet automne au nom de la lutte contre le terrorisme n'épargnent pas Internet et ni les communications électroniques.
Cette approche va se confronter s'opposer aux attentes des utilisateurs qui ne paient pas la haute vitesse pour des contenus plus élaborés, mais surtout pour accéder plus vite aux contenus qui les intéressent.
Sur cette prévision, nous nous sommes complètement trompés. Alors que nous nous attendions à une offensive sans précédent de la part des producteurs de contenu et des éditeurs de site, force est de constater qu'ils semblent ignorer l'ampleur prise par l'Internet haute vitesse au Québec et au Canada (avec près de 50 % des foyers branchés utilisant la haute vitesse) ce qui, combiné à la diminution drastique des budgets de production, a permis de maintenir un Internet relativement léger. À un tel point que ce sont les internautes eux-mêmes qui, à l'aide des logiciels d'échange mis à leur disposition (Napster, Kazaa, Galaxy, etc.), sont devenus les principaux fournisseurs de contenu haute vitesse avec les milliards de chansons et les centaines de films qui s'échangent en permanence sur le réseau et qui ont justifié ainsi la croissance de l'accès haute vitesse. D'ailleurs, alors qu'aux États-Unis et en Europe, l'Internet haute vitesse est encore en pleine croissance, il se pourrait que le marché canadien soit prochainement saturé si aucun contenu n'est produit pour intéresser ceux qui ne sont pas concernés par l'échange de musique en ligne. Un défi dont les opérateurs de l'Internet haute vitesse semblent à peine rendre conscience, notamment Bell avec ses contenus promotionnels haute vitesse et son projet GamesMania.